Le choc et l’incompréhension. Deux familles guadeloupéennes affirment avoir été victimes d’une grave erreur funéraire, conduisant à l’exhumation d’un corps au cimetière des Abymes afin de rétablir l’identité des défunts. Les obsèques de Madame MICHELY Gertrude, agente retraitée de la Ville des Abymes, décédée à l’âge de 80 ans, n’ont pas pu se dérouler comme prévu.
Une scène d’une rare gravité s’est déroulée ce mardi au cimetière des Abymes. Une famille a découvert, au moment de la veillée funèbre, que le corps présenté par les pompes funèbres n’était pas celui de leur proche décédée.
Selon les témoignages recueillis par ETV, la défunte était décédée dans la nuit du 30 juin. Son corps avait été pris en charge par les pompes funèbres le lendemain matin. En raison de l’arrivée de plusieurs membres de la famille vivant en métropole et en Guyane, la veillée devait se tenir le soir même, avant les obsèques prévues le lendemain.
Mais lorsque le cercueil a été ouvert au domicile familial, les proches ont immédiatement constaté que la personne présentée n’était pas leur mère et tante. Malgré leurs protestations, ils affirment que le personnel des pompes funèbres aurait tenté de les convaincre qu’il s’agissait bien de la défunte, évoquant les effets du maquillage funéraire ou des soins de présentation.
Les membres de la famille assurent pourtant que plusieurs éléments ne correspondaient pas. Ils expliquent notamment que leur proche portait habituellement les cheveux longs, alors que le corps présenté avait les cheveux courts. Selon leurs déclarations, les cheveux de l’autre défunte auraient même été coupés afin de faciliter cette confusion.
L’affaire a pris une nouvelle dimension lorsque l’autre famille concernée s’est rendue aux pompes funèbres pour des démarches administratives. C’est à ce moment-là qu’elle aurait reconnu le corps de sa propre mère, alors qu’elle pensait déjà l’avoir inhumée quelques jours auparavant.
Face à cette découverte, une procédure exceptionnelle a été engagée. En présence des forces de l’ordre, le corps inhumé a été exhumé afin de permettre son identification officielle et de restituer chaque défunt à sa famille. Les proches de la première victime devaient ensuite pouvoir organiser la veillée funèbre avec le corps de leur parente.
Très éprouvés, les membres des deux familles expriment leur colère et leur incompréhension. Ils dénoncent une erreur qu’ils jugent impensable dans un contexte aussi sensible. L’un des proches confie que, sans cette découverte fortuite, les familles n’auraient peut-être jamais appris qu’une inversion des corps s’était produite.
Les personnes interrogées s’interrogent également sur les procédures d’identification mises en place avant la présentation des défunts et demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à cette erreur.
Une enquête devra désormais établir les responsabilités et déterminer comment une telle confusion a pu survenir, provoquant une profonde souffrance pour deux familles déjà confrontées au deuil.





























