Kilti An Ka : Le voyage philosophique du Gwo Ka avec Esnard BOISDUR

L’île paradisiaque de la Guadeloupe est non seulement réputée pour ses plages de sable fin et ses eaux cristallines, mais aussi pour sa richesse culturelle profonde. L’une des facettes les plus précieuses de cette culture est le « Gwo Ka, » un genre musical traditionnel qui incarne l’âme de l’île. Récemment, dans l’émission produite et présenté par Rudy RENE, ETV a eu le privilège d’accueillir deux invités de renom, Esnard BOISDUR et Hugues BELRAIN, pour discuter de ce trésor culturel et de la philosophie qui l’accompagne

La Voix de la Tradition

Esnard BOISDUR, Maître Ka et artiste emblématique en Guadeloupe, a commencé sa carrière musicale dès son plus jeune âge et n’a jamais cessé depuis. Il est non seulement un chanteur de Gwo KA chevronné mais aussi un autodidacte et un philosophe qui insuffle de la profondeur à ses textes.

Lors de l’interview, Esnard BOISDUR a partagé son parcours, racontant comment il a découvert sa vocation pour la chanson traditionnelle. Il a expliqué que c’était dans les Grands Fonds de la Guadeloupe, une région riche en culture et en tradition, qu’il avait trouvé sa passion. Les tambours à gros tambour et les sérénades faisaient partie intégrante de la vie quotidienne de cette région. Pour Esnard, c’était là qu’il avait trouvé sa voie.

Un Engagement Philosophique

Pour Esnard BOISDUR, le choix de consacrer sa carrière au Gwo Ka n’était pas anodin. Il est profondément attaché à la préservation de la culture guadeloupéenne et utilise sa musique pour explorer des thèmes philosophiques.

« Chanter cette tradition est un moyen de la préserver, de la célébrer et de l’encourager, » explique-t-il. Son engagement envers la culture et l’identité de la Guadeloupe se reflète dans chacune de ses chansons. C’est une démarche réfléchie, un moyen de connecter les générations actuelles avec les racines profondes de leur histoire.

L’Évolution de la Culture du Gwo Ka

La discussion s’est élargie pour aborder l’évolution de la culture du Gwo Ka en Guadeloupe. Esnard BOISDUR a souligné que, malgré l’évolution de la société, les Grands Fonds demeurent le bassin vivrier de l’île. L’agriculture y est essentielle pour garantir une alimentation saine.

« C’est important que la Guadeloupe comprenne que la préservation de ces traditions est cruciale pour notre bien-être, » a-t-il déclaré.

Un Art Intemporel

La carrière musicale d’Esnard BOISDUR a véritablement décollé dans les années 70, mais il était déjà profondément investi dans la musique dans les années 60. En 1971, il enregistrait son premier album, marquant le début d’une carrière illustre.

L’interview a également révélé la singularité du Gwo Ka, où les groupes se distinguent par leur style plutôt que par des joutes verbales chantées.

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