Insécurité en Guadeloupe: Sommes-nous encore en sécurité sur notre territoire ?

La montée de la violence armée en Guadeloupe inquiète profondément la population. Invité de l’émission Questions sans détour sur ETV avec Warren Chingan, le secrétaire territorial du syndicat de police Unité tire la sonnette d’alarme et appelle à des mesures fortes de l’État.

Une situation sécuritaire jugée alarmante

Trois homicides recensés dès la première semaine de l’année 2026. Le constat est brutal et interpelle l’ensemble de la société guadeloupéenne. Dès l’ouverture de l’émission Questions sans détour, la question est posée sans détour – les familles sont-elles encore en sécurité en Guadeloupe ?
Pour Patrice Abdallah, secrétaire territorial du syndicat Unité, la réponse est claire. Aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Braquages, agressions armées, violences gratuites – l’insécurité est devenue permanente.

Une criminalité armée d’une intensité exceptionnelle

Selon le représentant syndical, la Guadeloupe fait face à une criminalité hors norme. Usage d’armes de guerre, implication croissante de mineurs, bandes organisées structurées, narcotrafic et immigration clandestine composent un cocktail explosif. Le territoire, situé au cœur du bassin caribéen, est particulièrement exposé aux trafics transfrontaliers, rendant la lutte contre la criminalité encore plus complexe.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’année 2025 s’est achevée avec plus de 50 homicides, sans compter les nombreuses tentatives. Un taux largement supérieur à la moyenne nationale, qui place la Guadeloupe dans une situation critique.

Des forces de l’ordre sous pression constante

Face à cette violence, les policiers continuent d’assurer leur mission dans un contexte extrêmement tendu. Patrice Abdallah souligne leur professionnalisme et leur résilience, malgré un manque criant de moyens et une moyenne d’âge élevée des effectifs, proche de 50 ans. Le renouvellement des forces et l’arrivée de renforts spécialisés apparaissent aujourd’hui indispensables.

Des solutions concrètes réclamées à l’État

Le syndicat Unité ne demande pas de faire plus, mais de faire différemment. Parmi les propositions avancées – création de brigades de nuit spécialisées, renforcement de la compagnie départementale d’intervention, développement des unités motorisées, augmentation des équipes cynophiles spécialisées dans la détection d’armes et de stupéfiants, et mise en place d’un pôle national dédié aux problématiques sécuritaires des Outre-mer.

Pour Patrice Abdallah, la sécurité ne peut être une variable d’ajustement budgétaire. Un territoire livré à l’insécurité est un territoire condamné économiquement et socialement.

Un appel à la mobilisation générale

À l’approche du carnaval, période particulièrement sensible, l’inquiétude grandit. Le responsable syndical alerte – la Guadeloupe n’est pas condamnée à la violence, mais elle se trouve à la limite du basculement. Il appelle à une mobilisation collective, impliquant l’État, les responsables politiques, les associations et la population elle-même.

Refuser la banalisation de la violence est aujourd’hui un enjeu vital. Pour le syndicat Unité, seule une réponse forte, concertée et immédiate permettra de protéger la jeunesse et de préserver l’avenir du territoire.

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