Madame, Monsieur, bonjour. On commence avec les 1200 tonnes de gravats amiantés qui bloquent toujours Jari. L'État en appelle désormais aux collectivités pour agir. Ces gravats de travaux publics avaient été déposés lors de récents mouvements sociaux et bloquent toujours la zone économique de Jari à Bémao. Si le Prévet a rapidement fait réquisitionner le dégagement de l'axe principal pour les urgences, une intervention prise en charge par l'État, on le rappelle dans un communiqué du Préfet, les analyses avaient révélé la présence préoccupante de fibres d'amiante sur l'ensemble des barrages et dans l'air environnant. Les tas de débris ont été bâchés en urgence par une entreprise spécialisée face aux risques sanitaires et environnementaux. La Préfecture rappelle qu'il appartient désormais au maire de Bémao et à la région d'user de leurs pouvoirs de police pour semer les déposants, de débrayer les sites à leurs frais ou de faire exécuter les travaux d'office. L'inspection du travail et l'inspection des installations classées attendent désormais les plans d'action opérationnels des collectivités pour valider le retrait sécurisé des matériaux toxiques. Tension maximale au CHU suite à l'intrusion violente d'un individu armé d'un fusil et menaçant le personnel au sein du service des urgences. C'était dans la nuit du 23 au 24 octobre dernier. Le syndicat UTS-UGTG a mis à exécution son préavis de grève hier mardi face à ce climat d'insécurité grandissant et à des conditions de travail dénoncées comme intenables. Les soignants réclament des embauches de personnel ainsi qu'un renforcement massif des dispositifs de sécurité et des agents de gardiennage. Les réponses de la direction sont les suivantes. Direction qui rappelle avoir déployé deux agents de sécurité supplémentaires et ouvert une cellule d'écoute psychologique sont jugées largement insuffisantes par le syndicat. Bien que le fonctionnement des urgences soit perturbé par le mouvement social, l'intersyndical a assuré la mise en place d'un service minimum pour la prise en charge des urgences vitales. La contestation lycéenne se poursuit en Guadeloupe. Notamment au lycée Yves-le-Borgne de Sainte-Anne où des élèves ont réinstallé hier matin des barrages. Des jeunes mobilisés qui réclament davantage de moyens et de meilleures conditions d'apprentissage pour l'ensemble des lycéens de l'archipel. Leurs revendications portent aussi bien sur des réformes nationales comme Parcoursup, la réforme Blanquer que sur des problèmes locaux. Les fortes chaleurs dans l'établissement face auxquelles la végétalisation proposée est jugée insuffisante. Ainsi que la présence inquiétante de milliers de chauves-souris sous les toits de l'établissement. Notez qu'hier des tensions ont éclaté avec des parents d'élèves venus retirer les barrages. La porte-parole du mouvement Selma Duval a elle dénoncé les insultes proférées à l'encontre des manifestants. Malgré ces accrochages, les représentants des élèves indiquent qu'une large majorité s'est prononcée en faveur de la poursuite de la mobilisation après un vote et une consultation interne. Ce violent incendie qui s'est déclaré en début d'après-midi au sein du centre d'accueil pour mineurs à Toumau situé au lieu dit Morne-Rouge à Sainte-Rose. Le feu a touché ce bâtiment de 200 mètres carrés comprenant des locaux à sommeil se propageant au couloir, à deux chambres ainsi qu'à plusieurs pièces de l'établissement. Avant l'arrivée des secours, les 12 occupants présents sur place, à savoir 8 membres du personnel et 4 mineurs, ont été heureusement évacués. D'importants moyens ont été également déployés sur place. 16 sapeurs-pompiers appuyés par deux fourgons, un camion-citerne, une ambulance et un drone au cours des opérations de reconnaissance. Notez qu'un sapeur-pompier a été victime d'un léger malaise évacué vers le CHU dans un état léger. Les services de la gendarmerie, d'EDF et de la mairie se sont également rendus sur place pour sécuriser la zone. Et on termine avec un mot d'histoire. Près de deux siècles après l'abolition de l'esclavage, la loi actant la suppression formelle du code noir a été publiée au journal officiel en début de semaine, ce lundi précisément. Portée par le député guadeloupéen Max Mathiazin, ce texte à forte portée symbolique et sociétale vient clore un vide juridique. Le décret répressif de la monarchie n'ayant jamais été abrogé dans les textes depuis 1848, la nouvelle loi qualifie ces règles coloniales d'indissociables du crime contre l'humanité et exige qu'un rapport sur l'héritage socio-économique et éducatif du droit colonial soit remis au Parlement d'ici novembre 2027. Malgré son adoption à l'unanimité à l'Assemblée, puis au Sénat le 20 octobre dernier, le texte suscite des réserves. En effet, 18 sénateurs se sont abstenus, la sénatrice réunionnaise Evelyne Corbière Naminzo déplorant notamment l'absence de mention des textes spécifiques à l'Océan Indien. De son côté, le sénateur Victorin Lurel a pointé des fragilités juridiques et rappelant que certains décrets coloniaux de 1723 et 1724 manquent encore à cette abrogation officielle. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.























