Madame, Monsieur, bonjour, on commence avec ce drame familial révélé à Boivin, dans la commune des Abîmes, où le corps sans vie d'une octogénaire a été retrouvé dissimulé par son fils. Les faits se sont déroulés dans une maison isolée, située sur les hauts de Boivin, dans cette commune des Abîmes. C'est dans ce logement où elle vivait recluse, aux côtés de son fils de 55 ans, que cette femme de 82 ans a été découverte morte. Selon les témoignages recueillis dans le voisinage, le duo vivait en quasi-autarcie, à l'écart des regards. Décrite comme une personne distinguée et particulièrement discrète, la victime n'avait pas été aperçue depuis de longues semaines. L'alerte a finalement été donnée par un autre fils de la défunte, inquiet de ne pas pouvoir rendre visite à sa mère en raison des interdictions répétées de son frère. Suite à cet appel, les forces de l'ordre se sont rendues sur place pour effectuer cette découverte macabre. Saisie de l'affaire, la procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbot, a communiqué les premiers éléments de l'enquête. L'autopsie pratiquée dans la matinée du 15 octobre n'a révélé aucune trace de violence ni de lésion traumatique imputable à un tiers. La piste d'un décès de cause naturelle est donc privilégiée. Le corps, quant à lui, a été conservé durant plusieurs mois dans un congélateur par le Saint-Cantonnaire. Interpellé à la suite de la découverte, le fils a été mis en examen pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre et fait l'objet d'un placement sous contrôle judiciaire. On en vient à ce bras de fer entre la Fédération française du bâtiment et José Gadarcan. Après les blocages en Guadeloupe, la FFB qui désavoue publiquement son représentant local. José Gadarcan, suite à sa participation aux actions du collectif Noulas-Palais, entre mise en demeure nationale et notamment la défense du président local, la crise ouverte met en lumière de fortes tensions autour des méthodes de mobilisation sur le territoire. La position de la FFB, c'est un désaveu, un ultimatum national. Dans un courrier daté du 15 octobre, Frédéric Carré, le président, acte une rupture totale avec les agissements de José Gadarcan, président de la Fédération régionale du bâtiment et des TP en Guadeloupe, tout en reconnaissant les difficultés légitimes des entreprises locales, notamment liées au retard de paiement des collectivités locales et à la conjoncture. La Fédération nationale condamne fermement les actions menées, des méthodes jugées inacceptables. Le président national dénonce des blocages d'envergure, en particulier à Jari, qualifiant la situation de « sans précédent » pour la vie économique et collective de l'archipel. Le scandale sanitaire de l'amiante, Frédéric Carré, lui, pointe du doigt le déversement de déchets amiantés sur la voie publique, y voyant une atteinte grave à la santé publique en totale contradiction avec les valeurs de la fédération. La FFB rappelle que ces actions n'ont fait l'objet d'aucune délibération des instances et que le président régional ne peut l'engager sur des initiatives personnelles. Frédéric Carré met directement en demeure José Gadarcan de cesser les pratiques ou de démissionner de son mandat, affirmant que la FFB refuse de cautionner ce mouvement. Mais pour José Gadarcan, c'est l'indignation. Il contre-attaque. Cible de ce recadrage musclé, le chef d'entreprise guadeloupéen assume les blocages tout en rejetant en bloc les accusations portées contre lui et ses méthodes. « Je n'ai pas à recevoir d'ultimatum de ce monsieur, je suis simple adhérent de la FFB, s'il ne veut plus mon adhésion, qu'il me le dise », rétorque-t-il. C'est étonnant d'un traitement de faveur ou d'une interdiction de mobiliser qui ne viserait que la section guadeloupéenne, alors qu'il y a eu d'autres types de blocages du genre dans d'autres régions de France. S'il la confirme que les gravats proviennent de la démolition des Tours en Gabar, José Macron conteste formellement la présence d'amiante et il retourne l'argument en pointant une potentielle défaillance en amont. Si de l'amiante était avérée, cela signifierait que ses salariés avaient été mis en danger lors de la démolition sans désamiantage préalable. Le président régional va même plus loin, estimant être la cible d'un complot ourdi depuis la Guadeloupe et relayé jusqu'aux plus hautes sphères, même à certains ministères. Il ironise sur les accusations dont il fait l'objet depuis son ralliement au collectif Noulas Palais, avant d'annoncer qu'il réunira prochainement son conseil d'administration pour décider de la suite à donner à cette affaire. Et puis on termine avec ces 40 tonnes de riz contaminés refoulés par les douanes au port de Jari. A la veille de la Journée mondiale de l'alimentation, la préfecture de la région Guadeloupe et les services douaniers ont rappelé leur engagement pour la protection des consommateurs. En l'espace de 4 mois, ce sont près de 40 tonnes de riz basmati non conformes qui ont été interceptées et refoulées du port de Jari. Les douanes de la pointe Jari ont récemment procédé au refoulement d'un conteneur d'environ 20 tonnes de riz basmati en provenance du Pakistan. Des analyses de laboratoire ont mis en évidence des résidus de pesticides dépassant les seuils réglementaires fixés au sein de l'Union européenne. Face à cette découverte, une contre-expertise sollicitée par l'opérateur économique a confirmé la non-conformité de la marchandise, affichant une teneur en chlodianidine. Le conteneur représentant un poids total de près de 20 tonnes a par conséquent été réexpédié vers son pays d'origine. Cette saisie fait écho à un premier événement survenu en mai 2026 durant lequel le poste de contrôle frontalier de Jari avait déjà bloqué et renvoyé un autre conteneur de 20 tonnes de riz basmati pour des motifs strictement identiques. Au total, ce sont donc près de 40 tonnes de denrées alimentaires contaminées qui ont été écartées du marché local. Au-delà de la stricte protection de la santé humaine, ces contrôles frontaliers menés par les douaniers répondent également à un impératif de préservation des écosystèmes. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.

















