Madame, Monsieur, bonjour. On commence avec cette facture de carburant de plus en plus lourde qui s'annonce à la pompe pour ce mois d'octobre. Réunis en conférence de presse à Bastère, le secrétaire général aux affaires régionales, le sous-préfet Yves Darrow a confirmé cette nouvelle hausse générale des prix directement alimentée par l'envolée des cours mondiaux du brut et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine. En un mois, la matière première a bondi de 26%, portant la hausse globale à 83% depuis décembre dernier. Résultat, le supercarburant sans plomb augmente de 20 centimes pour s'établir à 2,12 euros le litre. Le gasoil progresse de 0,19 euros pour atteindre 2,28 euros le litre. Et la bouteille de gaz de 12,5 kilos grimpe de 1,37 euros pour s'afficher à 21,82 euros face à cette inflation énergétique. L'État rappelle qu'il ne perçoit ni TVA ni autre taxe sur les carburants locaux et a annoncé un train de mesures de soutien. Parmi elles, l'aide aux grands rouleurs qui a doublé. Elle passe de 40 centimes par litre pour atteindre un forfait de 100 euros sur le dernier trimestre pour les ménages sous plafond de revenus avec un versement automatisé pour les bénéficiaires précédents. D'autres dispositifs sectoriels sont reconduits pour les agriculteurs, les pêcheurs et le BTP. Tandis que la prime carburant employeur voit son plafond de défiscalisation relevé à 1 000 euros par an et que le versement du chèque énergie est avancé au mois de janvier. Une décision judiciaire très attendue qui est tombée hier pour Harry Chalus. Le président de la région Guadeloupe a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris à 2 ans d'emprisonnement avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics et utilisation abusive de frais de mandat. Jugé fin juin, l'élu était poursuivi pour des faits commis lorsqu'il était maire de Bémao et député. S'il a été relaxé sur le volet concernant certains trajets en avion ou en train, le tribunal a estimé que d'autres dépenses financées par l'Assemblée nationale et la mairie avaient bien un caractère personnel. Les juges ont ainsi écarté ces explications et l'ont condamné à rembourser les sommes indument perçues. Bonne nouvelle pour lui. En revanche, sur le plan politique, le président de la région le restera. En effet, le tribunal n'a pas prononcé d'exécution provisoire. Ses avocats ayant immédiatement interjeté appel, la peine d'inéligibilité a suspendu, lui permettant pour l'instant de conserver son mandat. Notez que sa fille Nathalia Chalus a également été condamnée à 6 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d'amende et 3 ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics. Elle a été relaxée du chef de Rosselle. En revanche, la décision est définitive sur le fonds pour Bernard Pancrel. La Cour de cassation a confirmé hier à mercredi la condamnation de l'ancien maire de Saint-François pour favoritisme, faux et usage de faux dans l'affaire du clubhouse de la commune. La Chambre criminelle a validé les sanctions prononcées en appel en janvier 2025, à savoir 18 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende, 7 ans d'inéligibilité, 5 ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. L'affichage de la décision également. La seule modification apportée par la haute juridiction concerne la suppression de l'exécution provisoire attachée à certaines peines, estimant qu'elle n'était pas juridiquement fondée ou insuffisamment motivée dans l'attente du pourvoi. Cependant, le dossier est définitivement clos sur le fonds et aucun nouveau procès n'aura lieu. Du côté des partis civils, si la reconnaissance définitive de la culpabilité est saluée par l'entrepreneur Aurélien Assina, son conseil a déploré qu'aucune indemnisation n'ait encore été versée par Bernard Pancrel à ce jour. Un combat qui va donc se poursuivre sur le plan des intérêts civils. Et puis pour terminer, près de 30 kilos de produits interdits ont été saisis à l'aéroport. C'était le 14 septembre dernier. Une opération conjointe menée par la DAF, les douanes et l'OFB qui a ciblé les bagages de 3 voyageurs en provenance d'Haïti à l'aéroport Guadeloupe Marie-Iscondé. Résultat, une importante quantité de végétaux, de viandes et de produits d'origine animale a été interceptée. Les contrevenants en courent jusqu'à 2 ans de prison et 300 000 euros d'amende. Un risque majeur pour la santé animale et l'agriculture locale. Cette saisie met en lumière des menaces sanitaires et économiques prises très au sérieux par les autorités dans un contexte où la peste porcine africaine est active en Haïti et en République dominicaine. Notamment contagieux pour les porcins, le virus résiste sous de multiples formes et fait peser un danger critique sur l'élevage et sur le plan de souveraineté alimentaire à l'horizon 2036. D'autres filières agricoles sont également exposées. La filière banane menacée par la fusariose tropicale du bananier. Un champignon redoutable véhiculé notamment par les légumes terreux. Les cultures fritières et maraîchères menacées par l'introduction de mouches des fruits dont les larves peuvent se nicher dans les végétaux transportés. Face à ces risques, les autorités rappellent que l'importation de denrées est strictement réglementée. Ils invitent d'ailleurs les voyageurs à se renseigner en amont auprès de la DAF. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.













