Madame, Monsieur, bonjour. La circulation est de nouveau fortement perturbée ce jeudi 5 novembre. Au petit matin en Guadeloupe, le collectif Noulas Palais a lancé une nouvelle action de blocage à Jari, à Bémao, en barrerant l'axe reliant la Sablière à la zone de la Sarah à l'aide d'importants rochers. L'accès à la raffinerie est également neutralisé par les manifestants qui ont déversé de l'huile et entassé des pierres sur la chaussée. Un autre barrage a simultanément été mis en place derrière la clinique des Eau Claire. Cette reprise de la mobilisation qui avait été annoncée fin octobre lors d'une conférence de presse aux Abîmes vise directement à faire pression sur les autorités. Les membres du collectif réclament une audience auprès de la ministre des Outre-mer actuellement en déplacement officiel en Guadeloupe. Justement, Naïma Moutchou entame depuis hier cette visite officielle de trois jours chez nous sur fond de tensions sociales autour de la vie chère et de l'insécurité. Le programme de son déplacement prévoyait déjà un échange dès hier soir avec les lycéens du rectorat des Abîmes suivi aujourd'hui d'entretiens institutionnels avec les élus locaux Guy Lozbard, Ari Durimel, Ari Chalus. Ainsi qu'une visite de la station de production d'eau de Deshauteurs à Sainte-Anne pour aborder la crise des coupures d'eau. Demain, vendredi, la ministre rencontrera les acteurs du tourisme AD avant de participer à la 30e conférence des RUP, les présidents des régions ultra-périphériques à Sainte-Anne et de conclure sa visite sur le site du Memorial Act et du village de la route du Rhum à Pointe-à-Pitre. Un programme qui pourrait être bouleversé justement par les manifestations en cours. Et justement, coup de frein dans les préparatifs de la route du Rhum à Pointe-à-Pitre, l'ouverture au public du village d'arrivée implantée sur le site du Memorial Act et initialement programmée pour aujourd'hui a été ajournée à la suite d'un avis défavorable émis par la commission de sécurité lors d'une inspection de contrôle menée par les services de la préfecture et les sapeurs-pompiers du SDIS. Le niveau de préparation des installations a été jugé insuffisant pour garantir l'accueil du public dans des conditions optimales de sécurité. Les autorités préfectorales précisent toutefois qu'il s'agit uniquement d'une mesure préventive liée au strict respect des normes de sécurité et qu'elle n'impacte en rien la tenue de la compétition nautique. Une contrevisite technique est programmée aujourd'hui afin d'évaluer les ajustements apportés par les organisateurs et de vérifier la conformité des aménagements. La levée de cette réserve administrative reste indispensable pour autoriser le village à ouvrir officiellement ses portes aux spectateurs et aux partenaires de l'événement. Une macabre découverte a été faite hier après-midi du côté de Pointe-à-Pitre, alerte donnée par un riverain incommodé par une odeur suspecte et persistante. Les forces de l'ordre sont intervenues sur un parking situé face au cimetière de Bergevin. Sur place, elles ont découvert un corps en état de décomposition avancé à l'intérieur d'un véhicule stationné. En raison de la dégradation de la dépouille restée sur place durant plusieurs jours, selon les premières constatations, la victime n'a pas pu être identifiée immédiatement, son sec restant également indéterminé. Les techniciens de la police scientifique ont procédé au relevé d'usage sur la scène afin d'orienter les investigations. Pour l'heure, aucune hypothèse n'est écartée entre mort naturelle et piste criminelle des examens médico-légaux dont une autopsie devront établir les causes exactes du décès et lever le mystère sur l'identité de la victime. Cette tragédie qui a secoué la Guadeloupe c'était en fin de semaine dernière. Alexandre, cet adolescent de 15 ans qui a perdu la vie aux premières heures de ce samedi 31 octobre dans le quartier de la cour Zamia à Pointe-à-Pitre. On le rappelle touché par trois tirs sur la voie publique aux alentours de 6h du matin. Le jeune adolescent est décédé durant son transport vers le CHU malgré l'intervention rapide des secours. Un drame qui porte à 37 le nombre d'homicides enregistrés sur le territoire de Guadeloupe depuis le début de l'année. L'enquête confiée à la direction territoriale de la police nationale a progressé très rapidement avec l'interpellation dès le lendemain de l'auteur présumé, Kylian, un mineur de 17 ans qui connaissait la victime depuis l'enfance. Selon les premiers éléments, le drame trouverait son origine dans une dispute antérieure, le vol du scooter électrique d'Alexandre en début d'année. Ce dernier avait alors affronté à main nue celui qu'il considérait comme le voleur pour récupérer son bien et le week-end dernier donc le suspect serait revenu sur les lieux, armé et escorté de deux individus à moto pour se venger. Lors des interrogatoires, le mis en cause a livré une version différente affirmant avoir désarmé Alexandre après avoir été menacé et soutenant que les tirs auraient été déclenchés accidentellement durant l'empoignade. Il a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire hier mercredi. Face à ce drame causé par une banalité de faits, la communauté locale s'est immédiatement mobilisée. Dès hier après-midi, riverains, responsables d'associations comme l'ACD et élus municipaux de Pointe-à-Pitre se sont réunis dans le quartier de Carénage. Les intervenants ont exprimé leur désarroi face à une jeunesse semblant banaliser la violence à la manière d'un jeu vidéo. Tous ont appelé à une prise de conscience collective, insistant sur le rôle primordial des parents, le dialogue de proximité et la prévention en amont pour éviter que de futiles conflits de quartiers ne s'achèvent à nouveau dans le sang. Plus de trois mois après le drame survenu le 24 juillet 2026 à la distillerie Montebello de Petitbourg, l'enquête sur l'explosion qui a coûté la vie à deux salariés et blessé grièvement trois autres personnes franchit une nouvelle étape. Dans un communiqué rendu public hier, la procureure de la République de Pointe-à-Pitre Caroline Calbot a annoncé la saisine prochaine d'un juge d'instruction pour poursuivre les investigations. L'accident avait immédiatement donné lieu à l'ouverture d'une enquête pour homicide et blessures involontaires dans le cadre du travail, confiée conjointement à la gendarmerie et à l'inspection du travail. La première phase des opérations a donné lieu à de nombreuses constatations techniques sur le site industriel ainsi qu'à l'audition de victimes et de salariés de la distillerie en parallèle de la procédure judiciaire visant à établir les responsabilités pénales. Une enquête administrative distincte est menée par le bureau d'enquête et d'analyse sur les risques industriels. Présente en Guadeloupe, cette équipe spécialisée a pour mission d'analyser les causes précises du sinistre et d'émettre des recommandations afin de renforcer la sécurité et d'éviter la réitération d'un tel drame. L'ouverture imminente de l'information judiciaire permettra d'approfondir l'ensemble de ces recherches. Voilà pour l'essentiel de l'information. Excellente journée.























