Madame, Monsieur, bonjour. Hier jeudi, la contestation lycéenne en Guadeloupe a provoqué de nouveaux heurts à proximité du lycée Faustin Fleiret de Mornalot. Peu avant 9h, des palettes et cartons ont été incendiés, formant des barricades. Un groupe d'individus, cagoulés, composés d'élèves et de jeunes extérieurs, venus en renforce et pris à partie avec les forces de l'ordre, jetant des pierres et visant une voiture de la gendarmerie ainsi qu'une boulangerie voisine, contrainte de baisser son rideau. La majorité des élèves des approuvant ces violences a été mise en sécurité à l'intérieur de l'établissement par les gendarmes qui ont fait usage de grenades lacrymogènes. Présents sur place, le commandant de la gendarmerie de la Guadeloupe, le général Christophe Perret et le préfet Thierry Devimeux ont privilégié une stratégie de sécurisation et d'apaisement, misant sur des enquêtes vidéo pour identifier et interpeller les fauteurs de troubles. Malgré ces tensions locales, les autorités ont souligné un climat globalement moins agité que la veille à travers l'archipel. Un projet de défilé pacifique des lycéens de l'établissement Louis Delgrès au Moule a tourné court en raison de l'action d'un petit groupe perturbateur. Alors qu'un périmètre de sécurité avait été déployé par les forces de l'ordre, mobilisant gendarmes et police municipales et entraînant la fermeture de la rue du général de Gaulle, des incidents ont éclaté près du centre technique. Des explosions de bombes artisanales, des bouteilles en plastique remplies d'acide ont retenti, contraignant les autorités et les élèves à renoncer à la manifestation. Le chef de la police municipale, Philippe Hippolyte, avait pourtant déclaré que tout avait été mis en place pour permettre de défiler dans le calme. Mais si la majorité des élèves souhaitaient effectivement exprimer pacifiquement son mécontentement, certains jeunes ont cherché l'affrontement pour protester contre l'interpellation récente de deux individus par la police. Derrière ces tensions, les délégués lycéens rappellent les motifs initiaux de leur mobilisation, motivés par la dégradation des conditions d'apprentissage, des climatiseurs défectueux, des classes surchargées, le manque de mobilier, un parc informatique obsolète et des sanitaires dégradés qui empoisonnent le quotidien des étudiants. Suite à la recrudescence des heurts et des violences observées depuis le début de la mobilisation lycéenne dans l'archipel, les autorités locales ont pris une décision radicale. Dès aujourd'hui, les cours de 15 lycées et 4 collèges seront dispensés en distanciel, un retour en arrière forcé qui rappelle la période du confinement. Ces derniers jours, la grogne sociale avait donné lieu à de graves débordements à l'instar des incidents. On vient d'en parler au Moule ou encore à Mornello, mais également dans le secteur de Bembridge. Face à cette situation, le recteur a opté pour la mise en place de la continuité pédagogique afin de garantir la sécurité des élèves et de l'ensemble de la communauté éducative. La mesure concerne donc les établissements pour les lycées de Bembridge, Jardin des Sèches, Chevalier de Saint-Georges, Gerville-Réach, Paul-Lacavé, Yves-le-Borgne, Sauny-Rupert, Gertier-Archimède, Pointe-Noire, Charles-Cueffin, Louis-Delgrèce, Faustin-Fleuret, Bertin-Juminaire, Carnot et le lycée Proto. Et pour les collèges, il s'agit du Collège Germain-Saint-Ruf, de Cap-Ester, Saint-Jean-Perse, à Grand-Camp, Alexandre-Isaac et l'appel du 18 juin. Chaque établissement devra définir les modalités pratiques de cet enseignement à distance qui se veut une solution temporaire pour apaiser la situation tout en poursuivant des apprentissages. Derrière ces violences et ces perturbations, les lycéens entendent porter de justes doléances concernant leurs conditions d'études. Classes surchargées, absence de clim' on l'a dit, mais également des manques de mobilier, d'ordinateur, des toilettes dégradées. Alors que le dialogue social se poursuit, notamment via le conseil académique de la ville lycéenne, dont le compte-rendu a été transmis aux délégués pour compléter un tableau de suivi d'ici le 23 octobre. La communauté éducative espère que cette mise en retrait temporaire permettra de calmer les tensions et de structurer un plan d'action pérenne, même si l'une des grosses problématiques se jugera à l'échelon national. Il s'agit des réformes d'orientation jugées trop complexes à l'image de Parcoursup. Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a rendu son délibéré dans l'affaire du blackout géant qui avait paralysé la Guadeloupe en octobre 2024. Sur les 14 salariés d'EDF-PEI jugés en juin dernier, 8 ont été reconnus coupables et copent de peine de 12 à 18 mois de prison à la sortie du sursis total ou partiel, tandis que 6 autres ont été relaxés. Les condamnations les plus lourdes concernent 2 salariés jugés coupables d'association de malfaiteurs, de dégradation aggravée et de mise en danger de la vie d'autrui. Ils ont été condamnés à 18 mois d'emprisonnement, dont 10 mois avec sursis probatoires, la partie ferme étant aménagée sous bracelet électronique. Ils écopent également d'une interdiction d'exercer leur activité professionnelle pendant 3 ans. Les 6 autres prévenus reconnus coupables d'association de malfaiteurs écopent de 12 mois avec sursis et de 6000 euros d'amende. Toutes les peines sont assorties de l'exécution provisoire. Pour rappel, les faits remontent au 24 et 26 octobre 2024, en pleine mobilisation syndicale de la FECGTG. Un arrêt brutal de la centrale de la Pointe Jarry avait privé tout l'archipel d'électricité pendant près de 39 heures, plongeant le territoire dans le chaos et perturbant l'ensemble des services vitaux. Si les réquisitions du parquet visaient l'ensemble des 14 prévenus, le tribunal a donc prononcé les relaxes au bénéfice du doute ou faute de preuves objectifs pour plusieurs d'entre eux. Une audience sur les intérêts civils ouverte aux victimes pour chiffrer leur indemnisation et répondre favorablement aux demandes d'EDF a d'ores et déjà été fixée au 18 janvier 2027. Plus de 2200 armes détruites par les forces de l'ordre. La direction territoriale de la police nationale a officialisé le bilan de sa vaste campagne annuelle de neutralisation d'armement. Au total, 2203 armes ont été détruites au cours du mois de septembre 2026. L'opération, qui s'est déroulée le 18 septembre sous la supervision directe du service spécialisé de la police, a nécessité une semaine de travail par un prestataire agréé. Cet arsenal hors d'usage comprend précisément 1023 armes blanches, 602 armes de poing et 578 armes d'épaule. Des équipements saisis dans le cadre de procédures judiciaires et administratives ou collectés à la suite de restitutions volontaires qui ont fait l'objet d'une destruction définitive afin de garantir qu'ils ne puissent plus jamais alimenter la circulation illégale sur le territoire. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.














