Madame, Monsieur, bonjour. On commence avec ce verdict attendu devant la cour d'assises des mineurs de Guadeloupe aujourd'hui. Quatre jours de procès à huit clos s'achèvent en effet ce vendredi pour juger les six accusés impliqués dans le meurtre de Michael Patturo, ce chef d'entreprise tué par balle lors d'un cambriolage à son domicile au Gosier. C'était dans la nuit du 22 au 23 septembre 2023. Hier, lors des réquisitions, l'avocate générale a réclamé les peines les plus lourdes. 18 ans de réclusion criminelle ont été demandés à l'encontre du propre fils de la victime, âgé de 16 ans au moment des faits et présenté comme le principal commanditaire ainsi que contre le principal instigateur, le tireur en cours quant à lui, 16 ans de réclusion, tandis que 13, 10 et 4 ans d'emprisonnement ont été requis contre les trois autres accusés. L'instruction a dressé le portrait d'un adolescent au parcours fragile, sur fond de tensions familiales, post-divorce et de décrochage scolaire, l'ayant conduit à fomenter ce vol de bijoux qui a fini par sombrer dans le drame. Ce matin place donc aux dernières plaidoiries de la défense les trois magistrats et les six jurés se retireront ensuite pour délibérer et rendre leur verdict. C'est une affaire judiciaire peu commune qui s'est jouée hier devant la Cour des comptes. La procédure générale a requis 10 000 euros d'amende à l'encontre de Jean-Philippe Courtois, le maire de Cap-Estherbello et 3 000 euros contre sa directrice générale des services, Paulette Nassibide. Il leur est reproché de n'avoir pas exécuté plusieurs décisions de justice. Concrètement, le maire n'a pas respecté six ordonnances de référé, l'obligeant à régler des sommes dues à des fournisseurs dans les délais légaux. Résultat, près de 287 000 euros ont été payés avec un retard allant de 13 à 26 mois, ce qui pourrait valoir en prime une astreinte de 70 000 euros à la charge de la Commune. La DGS est quant à elle pointée du doigt pour une désorganisation manifeste des services. L'audience s'est tenue en visioconférence entre les abîmes et Paris. La Chambre du contentieux a mis sa décision délibérée pour la fin du mois. Si les amendes sont prononcées, elles devront être réglées personnellement par les deux mises en cause. Et puis, c'est une victoire confirmée pour la municipalité de Saint-François. Le tribunal administratif de Guadeloupe a rejeté ce 1er octobre les recours déposés par Sophie Perroumal, contestant les élections municipales de mars dernier. Arrivé derrière le maire sortant avec 31,01% des voix, la candidate dénonçait plusieurs irrégularités dans la campagne et le déroulement du scrutin. Des arguments balayés par les juges qui ont estimé qu'aucun grief ni manœuvre n'était fondé pour remettre en cause la sincérité des votes. Le tribunal administratif qui a également rejeté les recours déposés contre les résultats des élections municipales de Saint-Anne. Les protestations contestaient l'élection de la liste conduite par le maire sortant. Franck Baptiste arrivait en tête du second tour avec 38,64% des suffrages. Et on termine avec ce coup de filet antidrogue. En Guadeloupe, 4 individus, 3 hommes et une femme âgés de 36 à 63 ans ont été présentés au parquet de Bastère pour trafic de stupéfiants, blanchiment et détention d'armes. Issu d'une enquête préliminaire menée depuis le début de l'année, une vaste opération judiciaire a été déclenchée lundi dernier à Goyaves et aux Abîmes par la section de recherche de Pointe-à-Pitre. Les perquisitions ont permis de saisir 200 grammes de crack, une centaine de grammes de cocaïne, 20 500 euros en numéraire et deux armes de poing de calibre 9 mm approvisionnées. A l'issue de leur garde à vue, les trois mises en cause ont été incarcérées dans l'attente de leur comparution immédiate, tandis que la femme a été placée sous contrôle judiciaire. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.














