Un an après la tragédie du Jet Set : un cri de justice toujours présent

Le 8 avril 2025, la République dominicaine a été frappée par une tragédie sans précédent : l’effondrement du toit de la discothèque Jet Set, causant la mort de 236 personnes et blessant plus d’une centaine d’autres. Un an après cet événement tragique, la douleur des familles des victimes demeure vive, tout comme leur quête de justice.

Chaque mois, les proches des victimes se rendent sur les lieux de la catastrophe pour rendre hommage à leurs êtres chers. Bougies, fleurs et messes rythment ces commémorations, tandis que des banderoles et des voix s’élèvent pour exiger des réponses. Ce besoin de justice est palpable et se renforce avec le temps. Melba Grullón, mère d’Alexandra Grullón, l’une des victimes, a transformé son chagrin en action en créant le Fonds académique et culturel Alexandra Grullón, qui vise à offrir des bourses universitaires à des jeunes en situation de vulnérabilité.

Le drame a débuté dans la nuit du 8 avril 2025, à 0 h 44, lorsque le toit de la discothèque s’est effondré pendant un concert du chanteur de merengue Rubby Pérez. Au départ, le bilan faisait état de 221 morts, un chiffre qui a rapidement augmenté à 236, incluant des personnalités connues. En réponse à cette tragédie, le président Luis Abinader a décrété un deuil national pour les 8, 9 et 10 avril.

Les mois qui ont suivi l’effondrement ont été marqués par des démarches judiciaires. Le 14 avril, une première plainte pénale a été déposée contre les propriétaires de l’établissement et l’État dominicain pour homicide involontaire. Des arrestations ont eu lieu, notamment celle d’Antonio Espaillat López, accusé d’homicide involontaire par négligence. Les autorités ont saisi les locaux du Jet Set dans le cadre de l’enquête, tandis que des témoignages faisaient état d’avertissements antérieurs concernant l’état de la structure.

L’année 2026 a vu des audiences préliminaires reportées et des manifestations de familles et de survivants réclamant justice. Le 8 mars, les familles ont symboliquement déclaré cette date comme journée de deuil, appelant à la solidarité de la population. Les audiences se poursuivent, avec des tensions croissantes entre les plaignants et la famille Espaillat.

La douleur et l’indignation demeurent omniprésentes chez ceux qui ont perdu leurs proches. Rafael José Navarro Velázquez, père d’une victime, a exprimé son désespoir lors d’une audience, dénonçant les retards dans la procédure judiciaire. D’autres familles, comme celle de Socorro Valera, partagent ce sentiment d’injustice, affirmant que les défauts structurels du Jet Set auraient dû être corrigés.

La phase préliminaire des audiences est cruciale, car elle détermine si les preuves sont suffisantes pour renvoyer l’affaire devant un tribunal. Actuellement, plus de 300 plaignants s’opposent à la famille Espaillat, dans un climat de tension et de désespoir.

Un an après cette tragédie, la quête de justice pour les victimes du Jet Set continue, et le souvenir de cette nuit fatidique reste gravé dans les mémoires, alimentant le désir de réponses et de réparation pour les familles endeuillées.

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