L’ONU appelle à la création d’une structure dédiée au désarmement des gangs en Haïti, alors que les opérations de la Police Nationale d’Haïti (PNH), soutenue par les Forces armées d’Haïti (FADH) et la Force de Répression des Gangs (FRG), s’intensifient. Lors d’une intervention au Conseil de sécurité le 21 janvier 2026, Carlos Ruiz Massieu, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, a souligné l’absence d’une instance nationale pour gérer cette problématique cruciale.
Il a insisté sur l’importance d’un programme de Désarmement, Démantèlement et Réintégration (DDR) pour garantir la stabilité sociopolitique, en particulier pour les jeunes vulnérables recrutés par les gangs. Le BINUH continuera d’apporter son soutien aux autorités nationales pour la mise en œuvre de programmes DDR et de réintégration.
Le Chef de la Police, Vladimir Paraison, a également évoqué la possibilité pour les membres de gangs de se rendre, en les encourageant à solliciter l’aide de personnalités religieuses ou de la société civile pour déposer les armes. L’absence de la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR), dissoute en raison d’accusations de trafic d’armes, crée un vide institutionnel qui complique la situation.
Les récentes offensives des forces de l’ordre ont permis de reprendre plusieurs quartiers de Port-au-Prince, mais la nécessité d’une approche structurée et nationale pour le désarmement demeure pressante.
















