Madame, Monsieur, bonjour. Signes de tensions sociales mais pas de revendications claires. La Guadeloupe a connu en certains endroits quelques feux de détritus mais aussi des barrages mis en place. C'était le cas très tôt ce matin dans la commune du Moule ou encore du côté de Bembridge. Il faut-il y voir un lien avec la mobilisation lycéenne d'hier en tout état de cause ? Ce lundi, les représentants du conseil de la ville lycéenne se sont réunis au rectorat en présence du recteur de région académique Gabriele Fioni et du président du conseil régional Harry Chalus. Cette rencontre inédite a permis aux élèves de faire remonter leurs principales préoccupations concernant leurs conditions d'apprentissage. Au cœur des discussions figuraient des problématiques urgentes, la vétusté des infrastructures, l'hygiène, la sécurité et les problèmes de chaleur dans les classes mais aussi des questions pédagogiques. Le recteur a ainsi pointé du doigt des emplois du temps trop lourds avec une présence obligatoire souvent étalée de 7h à 17h ou 18h ainsi que des difficultés persistantes dans le remplacement des enseignants. Malgré un contexte budgétaire tendu, les parties prenantes ont salué un dialogue constructif. La région a rappelé avoir investi 22 millions d'euros dans les bâtiments scolaires tout en soulignant que certains défis restent liés à des arbitrages nationaux. Pour concrétiser ces échanges, Harry Chalus et les services de l'État se sont engagés à effectuer dès les prochains jours une tournée conjointe des 24 lycées de l'archipel aux côtés des élèves afin d'identifier les améliorations prioritaires à apporter. Le président du conseil départemental de la Guadeloupe de son côté, Guy Losbart, accompagné de la vice-présidente Sabrina Robin, a tenu une réunion de travail avec les représentants du collectif Noulaspalais. Parmi eux figuraient Samuel Damo, du FMEG, Jean-Daniel Barveau de l'intersyndicale des marins-pêcheurs et Dominique Virassami du SNEG. Cette rencontre fait suite à une lettre ouverte interpellant les institutions sur les difficultés majeures qui pèsent sur l'archipel. Au cœur des discussions menées au conseil départemental figuraient plusieurs urgences sociales et économiques, le pouvoir d'achat avec la forte dégradation des conditions de vie des familles guadeloupéennes, le tissu économique fragilisé, c'est vrai qu'il existe une situation critique pour les travailleurs indépendants et une recrudescence alarmante des liquidations judiciaires. Le collectif recense en près de 500 entreprises fermées en 2025, une tendance qui risque de s'alourdir en 2026. Et puis l'impact direct de la hausse du prix des carburants sur le budget des ménages, des entreprises et des professionnels, tout comme les difficultés rencontrées par les marins-pêcheurs, notamment concernant l'accès aux zones de pêche. À l'issue de ces échanges, le président Lozbar a exprimé sa position favorable quant à la mise en place rapide d'une table ronde élargie. Cette instance devrait réunir l'ensemble des acteurs concernés, l'État, les collectivités territoriales, les organisations syndicales, les acteurs économiques, professionnels et représentants de la société civile. Au-delà des urgences à court terme telles que la revendication de moratoire de 10 ans sur les dettes fiscales et sociales des entreprises en difficulté, cette démarche globale doit permettre de structurer des solutions pérennes pour l'avenir de la Guadeloupe, nécessitant un engagement fort de l'État. Quatre jeunes âgés de 21 à 24 ans, au moment des faits qu'on paraisse depuis hier devant la cour d'assises de Guadeloupe, ils doivent répondre d'un homicide commis le 23 mars 2024 au quartier Calvaire à Bémao, où un jeune homme avait perdu la vie mortellement touché dans le dos par un tir de fusil. Un drame tragique qui fait suite à un différent futile survenu plus tôt dans la journée, la victime ayant apparemment eu une altercation après avoir dévisagé un individu. Et dans l'après-midi, alors qu'elle s'apprêtait à assister à l'anniversaire de Nami, deux individus encagoulés et gantés, armés de fusils longs, ont surgi sur les lieux. Après un premier tir de sommation en l'air, un second coup de feu tiré à bout portant avec un calibre 12 a mortellement atteint le jeune homme dans le dos. Et il a décédé des suites de ses blessures à son arrivée au CHU. Au cœur de l'instruction figure le mobile du vol d'une chaîne de coups. L'enquête minutieuse menée par les forces de l'ordre a permis d'identifier et d'interpeller quatre suspects. Deux d'entre eux sont renvoyés pour vol avec violence ayant entraîné la mort, tandis que les deux autres doivent répondre de complicité. Sur le plan judiciaire, ce procès de trois jours se tient dans un dispositif partagé puisque trois des accusés comparaissent détenus, dont deux incarcérés depuis fin mars 2024 pour cette affaire, tandis que le quatrième comparaît libre sous contrôle judiciaire. Le verdict de la cour d'assises est attendu pour demain, mercredi. Et puis, on termine avec ce grave accident survenu hier soir vers 21h30 sur le boulevard de la Concorde, à Grandcamp, dans la commune des Abîmes, en Guadeloupe. La collision a impliqué une voiture et un deux roues. Le bilan de l'intervention fait état de quatre personnes impliquées, une femme de 34 ans, grièvement touchée, qui souffre de plusieurs fractures à la jambe gauche, tandis qu'un adolescent de 15 ans présente des plaies simples. Tous deux ont été rapidement pris en charge par les secours et le SMUR, puis évacués vers le CHU. Les deux occupants de la voiture ont, quant à eux, été pris en charge par les forces de l'ordre sur les lieux de l'accident. Voilà pour l'essentiel de l'info. Excellente journée.













