Madame, Monsieur, bonjour. Un nouvel homicide a endeuillé le département ce jeudi 24 septembre au soir. Un jeune homme a perdu la vie dans une fusillade survenue dans la commune de Petitbourg, faisant monter le bilan tragique des meurtres à 32 depuis le début de l'année en Guadeloupe. Les tirs ont éclaté dans le secteur de Pointe-à-Bacus aux abords immédiats du palais des sports Laura Flessel et du lycée des droits de l'homme. Une personne présente sur les lieux qui patientait pour récupérer son fils à la sortie d'un cours d'art martial a rapporté avoir distinctement entendu 5 détonations. La victime, un jeune homme dont l'identité et l'âge exact demeurent pour l'instant inconnus à succomber à ces blessures et les circonstances exactes de cette agression armée restent à élucider. Des divergences subsistent quant à la localisation précise des impacts de balles relevés sur le corps. Certaines sources privilégient une blessure mortelle à la tête tandis que d'autres font état de plusieurs projectiles reçus au niveau du thorax et du dos. Une enquête a été ouverte par les autorités judiciaires afin de faire toute la lumière sur cet acte de violence et de retrouver le ou les auteurs impliqués. Suite à la diffusion virale sur les réseaux sociaux de séquences montrant des affrontements armés en plein coeur du gosier le parquet de Pointe-à-Pitre a communiqué ce jeudi pour faire le point sur l'enquête. Les faits en leur appel se sont déroulés dans la matinée du 23 septembre dans la rue principale de la commune donnant lieu à des violences armées filmées par des témoins. Lors de l'analyse de l'affaire, la direction territoriale de la police nationale a rapidement exploité les images et recueilli les témoignages pour identifier les protagonistes. D'après les informations communiquées par la procureure de la République Caroline Calbot un premier suspect a été interpellé et placé en garde à vue sans délai. Blessé lors de ces affrontements, deux personnes ont dû être prises en charge par le CHU. Dès leur sortie de l'hôpital, elles ont elles aussi été placées en garde à vue. Les auditions des trois individus concernés se poursuivent. Le parquet prévoit des déferments en vue d'un jugement en comparution immédiate pour violences avec armes tandis que les investigations continuent pour éclaircir l'ensemble de cette affaire. Élections municipales en Guadeloupe, le tribunal administratif de Bastère se penche sur les scrutins du Lamantin de Saint-François et de Sainte-Anne. Hier jeudi, la justice administrative s'est penchée sur la validité des dernières élections municipales de ces trois communes. Des recours en annulation ont été examinés et le délibéré est attendu d'ici une semaine. Si l'examen des dossiers concernant le Lamantin et Saint-François a été rapide, notamment en raison d'absence parmi les partis, les échanges ont en revanche été particulièrement nourris concernant Sainte-Anne où deux recours distincts étaient étudiés. Le recours du camp de Diana Perran, les opposants battus au second tour pointent du doigt plusieurs anomalies. Ils évoquent des votes validés sans émargement ni signature du démarchage de dernière minute mené par une adjointe la veille du vote. Ainsi que l'utilisation jugée abusive des réseaux sociaux de la mairie à des fins de propagande durant la période de réserve. Il y a également le recours du camp de Blais-Aldo, éliminé dès le premier tour. Ce camp conteste l'attribution d'un marché public de boissons attribué à un colistier du maire sortant, Franck Baptiste, y voyant un soupçon de prise illégale d'intérêt. Des accusations fermement rejetées par la défense. A l'issue de cette audience, le rapporteur public a formulé ses conclusions, plaçant l'affaire en délibéré. Les juges du tribunal administratif de Bastère rendront leur décision d'ici sept jours. Ces arbitrages détermineront si les recours sont rejetés ou si au contraire, les scrutins doivent être annulés. Ce qui imposerait l'organisation de nouvelles élections dans l'une ou l'autre de ces municipalités. On enchaîne avec cette belle vitrine pour l'agriculture guadeloupéenne. À 41 ans, Lionel Anacanon vient de décrocher un prix national prestigieux. Éleveur à Saint-François et porteur du projet Guada Boergoot, il a été sacré lauréat du concours Graines d'agriculteurs 2026 dans la catégorie Installation. Lors d'une cérémonie à Paris, son ambition ? Proposer le tout premier fromage de chèvre 100% guadeloupéen, aromatisé aux épices du pays. Un projet mûri après une formation dans le Cantal et qui s'appuie sur son exploitation de 5000 mètres carrés, récompensé par un chèque de 3000 euros. Lionel Anacanon espère surtout que cette reconnaissance nationale facilitera ses démarches auprès des banques. Et justement, à l'occasion des secondes rencontres de la production locale organisée en Martinique, le groupe GBH a officialisé le lancement de son nouveau dispositif d'accompagnement baptisé Producteurs d'Avenir. Ce programme pluriannuel doté de 1,2 million d'euros ambitionne de booster l'investissement et l'installation des agriculteurs et éleveurs dans les départements d'outre-mer. Un levier stratégique pour l'autonomie alimentaire dans ces territoires, le développement de la production locale constitue un défi de premier plan. Au-delà de son rôle économique direct, le maintien des emplois et la transmission des savoir-faire, il s'agit d'un rempart essentiel pour réduire la dépendance aux importations tout en préservant l'environnement. Conscient de ces enjeux, le groupe GBH a choisi de formaliser son engagement historique à travers trois axes directs majeurs. D'abord un appui financier, une enveloppe globale, on l'a dit, d'un million d'euros répartie sur une période de trois ans. Les bénéficiaires seront désignés localement par des comités associant des institutions de référence et des experts du monde agricole. Et puis les critères d'attribution seront façonnés sur mesure selon les besoins spécifiques de chaque territoire. Dans le détail, le programme sera financé à hauteur de 100 000 euros par an et par territoire sur une durée de trois ans. Une démarche qui s'inscrit dans la continuité des actions menées par le groupe qui revendique sa position de premier client de la production locale avec 20 à 30 % d'achats alimentaires d'origine locale selon les zones. Et pour terminer, veuillez noter ce rendez-vous, une conférence débat harcèlement que pouvons-nous faire à Saint-François ? Les associations familiales catholiques organisent cette rencontre publique sur le thème du harcèlement, institulé « harcèlement que pouvons-nous faire ? » ou encore avec ces slogans « pas arrêter tout seul » et « ensemble nous pliffons ». Le rendez-vous, c'est samedi 26 septembre à 16h à la Rotonde à Saint-François. Plusieurs intervenants vont se succéder pour échanger et apporter des clés de compréhension. Madame Cynthia Tite, psychologue clinicienne, Charles Nathé, avocat, Raphaël Esser, formateur et consultant en ingénierie sociale ainsi que deux représentants du service prévention de la police nationale. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée.














