Madame, Monsieur, bonjour. Poursuivis pour abus de confiance en bande organisée, des employés de la société de transport de l'agglomération Centre, la STAC qui gère le réseau Carulis, étaient soupçonnés d'avoir détourné une partie des recettes du réseau, leur mode opératoire, encaissé directement l'argent des passagers sans leur délivrer de tickets. La justice les a tous reconnus coupables et leur a infligé des peines allant de 8 à 18 mois de prison avec sursis. La sanction la plus lourde reste l'interdiction d'exercer la profession de chauffeur de bus pendant 5 ans, une peine complémentaire assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie qu'elle s'applique immédiatement, alors même que certains prévenus étaient encore en service au moment du délibéré. En complément, les condamnations prévoient du travail d'intérêt général, ainsi que des amendes allant de 4 000 à 8 000 euros par chauffeur. Ce coup de vis de la préfecture de Guadeloupe contre le travail dissimulé et les troubles à l'ordre public, 4 établissements de Pointe-à-Pitre et du Gosier font l'objet d'une fermeture administrative. A Pointe-à-Pitre, 3 commerces sont frappés d'une fermeture temporaire de 15 jours par arrêté préfectoral. Les enseignes Guadacrusti, la Brigade Gourmande et la Brigade Norturne ont été sanctionnés à la suite de contrôles ayant révélé du travail non déclaré et l'emploi de salariés dissimulés. La sanction est encore plus lourde au Gosier où le Prestige Lounge Bar écope de 2 mois de fermeture. L'établissement est pointé du doigt pour des ouvertures hors des horaires autorisées mais aussi pour des manquements répétés à la réglementation des débits de boissons ayant généré des atteintes à la tranquillité et à l'ordre public. Un triste franchissement de cap en Guadeloupe, la barre des 30 homicides depuis le début de l'année vient d'être dépassée. Face à l'explosion de l'hyperviolence, le préfet et le procureur général lancent un appel solennel au sursaut collectif. Cette prise de parole fait suite à un nouveau drame survenu aux Abîmes qui porte à 31 le nombre de personnes tuées dans l'archipel cette année. Plus préoccupant encore, 27 de ces crimes ont été perpétrés par arme à feu. Si 203 armes ont déjà été saisies depuis janvier par les forces de l'ordre, les autorités insistent, la réponse policière ne suffira pas. Elles rappellent la possibilité pour chacun de déposer ses armes en gendarmerie ou au commissariat sans risquer de poursuites. Pour enrayer cette circulation décomplexée des armes à feu, l'Etat appelle à une mobilisation immédiate de toute la société. Élus, familles, milieux associatifs et monde éducatif sont invités à s'engager ensemble pour rendre le territoire beaucoup plus sûr. De sécurité, on en parle encore. Pour terminer avec cette opération coup de poing, c'était mardi aux abords du lycée des droits de l'homme à Petitbourg. Sous la houlette de la gendarmerie, une quinzaine de militaires appuyés par la DÉAL, la police municipale et le rectorat se sont déployés pour garantir la sécurité des élèves et du personnel éducatif. Au programme contrôle de conformité des bus de transport scolaire, vérification d'usage et fouille de sacs, une intervention qui a notamment permis de relever une infraction pour usage de stupéfiants. Au-delà des sanctions, ces opérations de terrain visent avant tout à renforcer la prévention quotidienne, à maintenir un climat serein aux abords des établissements et à assurer une présence rassurante auprès de la communauté scolaire. Voilà pour l'essentiel de l'info. Excellente journée.














