Évolution institutionnelle de la Guadeloupe: Le gouvernement affirme sa volonté d’avancer

Lors d’une séance de questions au gouvernement au Sénat, le sénateur guadeloupéen Dominique Théophile a interpellé la ministre des Outre-mer sur l’avenir institutionnel de la Guadeloupe. En réponse, l’exécutif a réaffirmé son engagement à accompagner un processus démocratique porté par les élus locaux.

La question posée par Dominique Théophile s’inscrit dans un contexte politique désormais bien balisé en Guadeloupe. La séquence institutionnelle conduite par les élus locaux est aujourd’hui achevée, après la tenue de trois congrès successifs en 2023, 2024 et 2025. Ces rencontres ont permis l’adoption de résolutions structurantes, votées à une très large majorité puis validées par le conseil départemental et le conseil régional.

Face au gouvernement, le sénateur a tenu à souligner la constance de la démarche engagée. Selon lui, la méthode a été respectée à chaque étape, les procédures suivies et la volonté démocratique exprimée de manière claire et répétée. Un travail de fond, fruit de plusieurs années de réflexion, d’échanges et de maturation politique, loin de toute improvisation.

Dominique Théophile a rappelé que le rôle de l’État n’était pas de décider à la place des Guadeloupéens, le dernier mot devant revenir au peuple par la voie de la consultation. En revanche, il a insisté sur la responsabilité du gouvernement dans le portage politique de ce processus, afin de permettre l’organisation d’une consultation dans le calendrier du quinquennat en cours.

En réponse, la ministre des Outre-mer a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’avancer sur les évolutions institutionnelles pour les territoires dont les projets sont les plus aboutis, citant explicitement la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. Elle a rappelé que le président de la République avait exprimé cette orientation lors d’une réunion à l’Élysée, le 30 septembre dernier.

S’agissant de la Guadeloupe, la ministre a confirmé que les résolutions adoptées par le Congrès des élus, le 17 juin, avaient bien été validées par les assemblées départementale et régionale, avec des majorités larges. Elle a également indiqué avoir été chargée d’organiser des groupes de travail associant l’ensemble des acteurs concernés.

Deux réunions se sont déjà tenues au ministère des Outre-mer, les 19 décembre et récemment, réunissant élus départementaux et régionaux, parlementaires, représentants de l’association des maires et du Conseil économique, social et environnemental régional. Ces échanges ont porté à la fois sur la méthode de travail à venir et sur des questions de fond, notamment le statut européen de la Guadeloupe et le maintien de son classement en région ultrapériphérique.

La ministre a souligné qu’un consensus se dégageait sur le principe même d’une évolution institutionnelle, malgré des divergences persistantes sur le calendrier et le rythme des travaux. Elle a assuré que la direction générale des Outre-mer allait reprendre contact avec l’ensemble des élus afin de co-construire un programme de travail partagé.

L’État entend poursuivre ce processus avec rigueur, en associant les Guadeloupéens et en répondant aux interrogations, notamment celles exprimées par les acteurs économiques. L’objectif affiché reste inchangé, permettre aux citoyens de se prononcer en toute transparence sur des choix destinés à améliorer le quotidien en Guadeloupe.

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