Le Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France franchit une nouvelle étape dans son développement international avec l’ouverture officielle de son bureau régional en Guadeloupe. Cette implantation vise à faire de l’archipel un véritable carrefour entre l’Afrique, la Caraïbe et les Amériques.
Le Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France poursuit son déploiement en renforçant sa présence dans la Caraïbe. La présidente Rachida KAAOUT a officiellement annoncé l’ouverture d’un bureau régional en Guadeloupe, une implantation stratégique destinée à coordonner les actions de l’organisation dans l’ensemble de la zone caraïbéenne et sur le continent américain.
Selon ses responsables, cette organisation fédère les associations des diasporas africaines présentes en France et accompagne des initiatives dans des domaines variés tels que la culture, l’éducation, la santé ou encore les nouvelles technologies. L’objectif est de mettre en réseau les acteurs engagés afin de favoriser l’émergence de projets à fort impact.
La Guadeloupe choisie comme plateforme régionale
Le choix de la Guadeloupe n’est pas le fruit du hasard. Après plusieurs mois de réflexion, le territoire a été retenu en raison de sa position géographique et de son rôle de passerelle entre l’Afrique, la Caraïbe et les Amériques.
Le bureau régional, basé à Pointe-à-Pitre avec une présence également à Basse-Terre, aura pour mission d’identifier les acteurs locaux, de constituer des commissions thématiques et de faire émerger des projets adaptés aux réalités du territoire.
Un grand forum culturel prévu en novembre
Parmi les premières initiatives annoncées figure l’organisation, dès le mois de novembre, d’un important forum transatlantique consacré aux acteurs du monde culturel.
Cet événement ambitionne de réunir des artistes, des créateurs et des professionnels issus de la Caraïbe, de l’Afrique et des Amériques afin de renforcer les échanges autour des héritages culturels africains et du développement de nouvelles coopérations.
Pour le Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France , ce rendez-vous doit contribuer à faire de la Guadeloupe un hub culturel incontournable à l’échelle internationale.
La jeunesse au cœur des priorités
Le Haut-Commissariat souhaite également développer plusieurs programmes dédiés à la jeunesse. L’organisation estime qu’il est essentiel d’offrir de nouvelles perspectives aux jeunes confrontés au décrochage scolaire ou au manque d’opportunités.
Le Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France met notamment en avant des formations spécialisées de niveau BTS, Bachelor et Master, associées à des stages réalisés sur le continent africain. L’objectif affiché est de permettre aux étudiants d’acquérir une expérience professionnelle tout en développant des liens avec l’Afrique.
Une organisation indépendante
Interrogé sur son fonctionnement, la présidente Rachida Kaaout a insisté sur l’indépendance financière de l’organisation. Il affirme que le Haut-Commissariat ne dépend d’aucun État ni d’aucune puissance étrangère.
Le financement repose principalement sur des mécènes et des partenaires privés qui soutiennent les différentes actions menées par l’organisation. Cette indépendance est présentée comme une garantie de crédibilité et de liberté d’action dans les projets développés sur le terrain.
Un appel aux acteurs de la Caraïbe
Le Haut-Commissariat invite désormais les associations, entrepreneurs, artistes et citoyens de la région à rejoindre le bureau régional afin de participer à la construction d’une communauté transatlantique réunissant les diasporas africaines, les territoires caribéens et les Amériques.
Les responsables annoncent également la nomination de Willy ROSIER à la présidence du bureau régional Caraïbe, chargé de piloter les prochaines actions et de développer les partenariats sur le territoire.
Jean-Yves FRIXON






























