Gardel à l’arrêt, polémique politique à Saint-François et recours électoraux – le point sur l’actualité en Guadeloupe

L’actualité de ce mardi 24 mars 2026 est marquée par l’arrêt de l’usine sucrière de Gardel, une vive polémique autour d’une vidéo impliquant un candidat à Saint-François, plusieurs recours déposés devant le tribunal administratif après les municipales, ainsi que de nouvelles réunions d’information destinées aux agriculteurs.

Depuis hier, l’usine sucrière de Gardel est totalement à l’arrêt. En cause, un nouveau dysfonctionnement signalé du côté d’Albioma, lié cette fois à un problème d’évacuation des cendres. Selon les informations recueillies sur place, la combustion de la bagasse a été interrompue dès dimanche matin, entraînant rapidement la saturation de la chambre à bagasse et l’arrêt complet du système à partir de minuit.

Un redémarrage avait d’abord été envisagé pour la mi-journée de lundi. Mais au fil des heures, les prévisions ont été revues, les équipes techniques évoquant finalement une reprise au plus tôt dans la nuit, voire dans la matinée de ce mardi. À l’origine de ce retard, un blocage dans le circuit d’évacuation des cendres, nécessitant une intervention plus importante que prévu.

Autre sujet qui suscite de nombreuses réactions, la diffusion depuis le week-end d’une vidéo montrant Laurent Petit, candidat aux élections municipales à Saint-François, sur une plage en train de déchirer des professions de foi de ses concurrents et de les utiliser dans un geste jugé vulgaire. La séquence a provoqué un tollé dans la classe politique guadeloupéenne.

Le député Max Mathiasin a rapidement dénoncé des images qu’il juge contraires aux principes démocratiques. Il estime que de tels agissements portent gravement atteinte au débat public et appelle Laurent Petit à présenter des excuses publiques à la population guadeloupéenne, en particulier aux habitants de Saint-François. Plus sévère encore, l’élu considère que le candidat ne serait pas à la hauteur d’un engagement politique digne de ce nom.

Le député Christian Baptiste a lui aussi condamné fermement cette séquence, évoquant des images profondément choquantes. Dans son communiqué, il souligne que cette affaire dépasse le simple fait divers et renvoie, selon lui, à une banalisation de comportements de mépris qui participent à l’abaissement du débat démocratique. Il rappelle également que la Guadeloupe, forte de son histoire de lutte pour la dignité et l’égalité, mérite un débat politique respectueux.

Face à l’ampleur de la polémique, les réactions se sont multipliées. La fédération guadeloupéenne du Rassemblement national a elle aussi pris ses distances dans un communiqué, dénonçant des comportements et des propos jugés choquants et incompatibles avec les valeurs du mouvement. De son côté, Laurent Petit affirme que la vidéo a été tournée dans un cadre privé et diffusée sans son accord. Il a présenté ses excuses pour les images qui ont pu choquer, tout en reconnaissant sa responsabilité dans l’absence de contrôle de la diffusion sur ses réseaux sociaux.

Sur le terrain électoral, plusieurs candidats ont saisi le tribunal administratif afin de contester les résultats dans leur commune respective. Parmi les recours évoqués figurent ceux de Sylvie Gustave Dit Duflo à Baie-Mahault, Thierry Jean-Charles à Pointe-Noire, Éric Frédéric Glorieux au Lamentin et Olivier Serva aux Abymes. Ces démarches traduisent des désaccords sur le déroulement ou la régularité du scrutin.

À ce stade, les détails précis des requêtes n’ont pas encore été rendus publics. Les dossiers sont désormais entre les mains de la juridiction administrative compétente en matière de contentieux électoral. Aucune audience n’a encore été fixée, mais ces recours pourraient, selon les cas, remettre en question certains résultats proclamés et ouvrir la voie à un éventuel troisième tour dans les communes concernées.

Enfin, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Guadeloupe, en partenariat avec l’Agence de services et de paiement, annonce l’organisation de deux réunions d’information à destination des exploitants agricoles. Ces rencontres porteront sur le dispositif de droit à l’erreur instauré par la nouvelle politique agricole commune, dans le cadre de la déclaration annuelle des surfaces agricoles.

L’objectif est de mieux accompagner les agriculteurs dans leurs démarches, en introduisant une forme de tolérance en cas d’erreur involontaire. Les réunions doivent également permettre de présenter les demandes susceptibles d’être formulées par l’administration et de répondre aux interrogations des professionnels. Une démonstration de l’application mobile PGL Photo Géolocalisée, utilisée dans le contrôle des déclarations à partir de l’analyse d’images satellites, sera aussi proposée.

Au-delà de l’aspect réglementaire, ces rendez-vous s’inscrivent dans une démarche de prévention du mal-être en agriculture, avec la volonté de renforcer le dialogue entre les exploitants et les services publics. Deux dates sont à retenir : le mardi 31 mars de 14h à 17h à la Maison de l’agriculture de Petit-Canal, puis le jeudi 2 avril de 14h à 17h à la Chambre d’agriculture de Baie-Mahault.

√ Rejoignez notre Chaîne Whatsapp ETV NEWS
pour ne rien rater de l’actualité : cliquez ici.

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Replay ETV
Actualité