Madame, Monsieur, bonjour. On commence avec ce rapport confidentiel d'un panel d'experts de l'ONU chargé d'Haiti et révélé par nos confrères de France Antille qui lèvent le voile sur les circuits d'approvisionnement des gangs haïtiens. S'ils documentent des saisies massives d'armes et de munitions en provenance des Etats-Unis et de la République Dominicaine, un volet de ce document attire particulièrement l'attention sur la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. Le rapport met en lumière le rôle central des messages réchiffrés dans ce trafic international. En 2025, les experts ont analysé un groupe baptisé « Marché des armes » géré par un administrateur utilisant un numéro de téléphone français. Ce vendeur qui proposait à distance des pistolets et des fusils semi-automatiques d'occasion affirmait pouvoir livrer partout et parmi les numéros enregistrés par des acheteurs potentiels contactant ce réseau, les enquêteurs ont retrouvé ceux de plusieurs territoires français d'outre-mer dont la Guadeloupe, aux côtés de la Guyane et de la Martinique, ainsi qu'en Haïti et en République Dominicaine. Les experts onusiens précisent toutefois qu'il s'agit pour l'instant de déclarations et d'offres émanant d'un vendeur. Aucune saisie, aucune livraison avérée et aucune enquête judiciaire non pour l'heure était formellement rapportée dans ces départements français d'Amérique. Si cette mention ne permet pas d'affirmer que les armes ont effectivement transité vers la Guadeloupe ou que des résidents locaux sont impliqués, elle démontre que l'archipel et les territoires voisins apparaissent explicitement dans l'argumentaire et le ciblage de ces réseaux criminels transnationaux, une situation qui selon les observateurs mériterait une attention particulière et des investigations de la part des autorités françaises. Une gardienne de la paix, une policière affectée à pointe à pitre a été condamnée ce lundi par le tribunal correctionnel à un an de prison ferme, assortie de quatre ans de sursis probatoires pour avoir prêté son arme de service qui a finalement servi lors d'un braquage mortel au moule. L'affaire remonte au 18 juillet dernier, lorsqu'un cambriolage nocturne a viré au drame au domicile d'un particulier. Surpris par la victime qu'ils avaient violemment frappée, l'un des deux assaillants, nommé Jordan, avait été mortellement touché par balle lors d'une bagarre. Si l'enquête s'orientait initialement vers un homicide classique, elle a mis au jour la provenance de l'arme. Celle-ci appartenait à cette gardienne de la paix et compagne du braqueur décédé. Bien que la fonctionnaire ait soutenu à la barre un vol de son arme de service pendant qu'elle était aux toilettes, les investigations ont mis à mal sa version. Des images de vidéosurveillance l'ont filmé en train de remettre l'arme à son conjoint quelques jours plus tôt, appuyée par des SMS compromettants tels que « ça va être compliqué de te la prêter ce soir » et « c'est l'heure ». A l'issue de l'audience, le tribunal a également condamné le second assaillant, Médric, à un an de prison ferme, assorti d'un an de sursis probatoires. Aucun des deux prévenus n'a été incarcéré à l'issue de l'audience. Coup dur pour les opposants. A Éric Jalton aux abîmes, le tribunal administratif de la Guadeloupe a tranché ce mardi en déboutant les recours déposés par Olivier Servail, sa colistière, Boussardot, Boucard, Rosalie, qui recherchaient à faire valider les municipales. Même si la justice a validé l'existence de plusieurs couacs lors de la campagne du maire sortant, comme du collage d'affiches sauvages, des refus d'accès à des salles municipales pour l'opposition, du prosélytisme numérique tardif sur les réseaux sociaux la veille du vote, ou encore un partisan arborant un t-shirt de soutien près d'un bureau de vote, elle a jugé ces éléments insuffisants pour inverser la tendance compte tenu de l'avance d'Éric Jalton, élu on le rappelle dès le premier tour avec environ 270 voix de plus que la majorité absolue. Ses entorses n'ont pas altéré la sincérité du scrutin selon les magistrats. Les autres griefs ont également été balayés, confirmant ainsi la victoire du maire en place. On parle de protection de l'environnement avec la fermeture de l'Île-et-Blanc qui est prolongée. Réuni le 7 octobre dernier, le conseil scientifique du parc national de Guadeloupe a statué sur l'avenir de l'Île-et-Blanc. Sa zone terrestre restera inaccessible au public jusqu'au 15 avril 2027. Une décision motivée par la nécessité urgente de préserver ce site fragile menacé par l'érosion. Nichée au cœur du grand cul de Sac-Marin, l'Île-et-Blanc subit une régression alarmante de sa superficie émergée, allant jusqu'à la disparition progressive de sa bande de sable. Cette plage joue un double rôle vital. Elle fait office de barrière protectrice pour la zone végétalisée tout en servant de point de débarquement et de stationnement pour les visiteurs. Face à ce constat, les autorités environnementales soulignent que la fréquentation humaine intensive, notamment le piétinement, l'ouverture de sentiers sauvages, ainsi que l'amarrage ou l'échouage d'embarcations, accélèreraient la dégradation irréversible de la végétation locale. Et maintenant, cette interdiction d'accès, le Parc national entend offrir au site un répit indispensable pour consolider ses sols. Ce laps de temps permettra également aux chercheurs de poursuivre leurs observations sur la stabilité et l'évolution naturelle de l'îlée. Véritable havre de paix pour la biodiversité guadeloupéenne, ces petits îlots de sable et de verdure s'avèrent cruciaux, en particulier pour les espèces d'oiseaux qui y trouvent un refuge privilégié pour nicher et se reproduire. La commune de Saint-Anne a émis une mise en garde ce mardi concernant la prolifération de parasites, en particulier des puces et des larves de sable sur ses plages. Pour faire face à cette situation, des consignes de sécurité sont diffusées aux estivants, en parallèle d'une opération de nettoyage des zones touchées. Pour limiter les risques de piqûres et d'inconfort, la municipalité conseille vivement d'éviter de s'allonger directement sur le sable, en recommandant l'utilisation d'un transat, d'un paréo ou d'une serviette épaisse. Le port systématique de sandales ou de chaussures lors des promenades sur le littoral, un rinçage minutieux à l'eau claire après chaque baignade, une consultation médicale rapide en cas d'apparition de lésions cutanées. Les équipes techniques de la ville procèdent dès aujourd'hui à un nettoyage mécanisé des plages concernées, afin de réduire la présence de ces nuisibles. La municipalité s'engageant à tenir le public informé de l'évolution de la situation. En tout cas, cette alerte est l'occasion pour la ville de rappeler qu'aucun chien n'est autorisé sur les plages de la commune, conformément à un RIT municipal de 2021 réglementant la circulation des animaux. Cette mesure vise à prévenir les nuisances sanitaires liées aux déjections et à la prolifération parasitaire. Et de son côté, Claude Henemont, le maire de Gourbert, a pris un arrêté interdisant la baignade au niveau de la zone nautique de l'école de voile de Riviers-Sens. Cette décision fait suite à des chantiers de rénovation menés sur le poste de refoulement de la marina. Piloté par le SMGEAG, le syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de la Guadeloupe, ces travaux font craindre des obstructions de canalisation ainsi que des refoulements d'eau usées. Par mesure de précaution, l'accès à l'eau est donc suspendu pour une durée indéterminée. En revanche, la municipalité tient à préciser que la fréquentation de la plage publique reste permise malgré cette restriction nautique. Voilà pour l'essentiel de l'info, excellente journée !
















